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Le gouvernement du Canada dévoile son plan de 2019 pour protéger la baleine noire de l’Atlantique Nord

Communiqué de presse

Le 7 février, 2019, Shippagan (Nouveau-Brunswick) , Le gouvernement du Canada


Au cours des deux dernières années, le gouvernement du Canada a mis en place des mesures pour protéger la baleine noire de l'Atlantique Nord. Nous poursuivons notre engagement envers la protection de nos baleines en voie de disparition et le renforcement de l'économie.


Aujourd’hui, le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, l’honorable Jonathan Wilkinson, et le ministre des Transports, l’honorable Marc Garneau, ainsi que le député d’Acadie─Bathurst, Serge Cormier, ont annoncé la manière dont le gouvernement du Canada compte protéger la baleine noire de l’Atlantique Nord en voie de disparition, durant la saison de pêche de 2019, tout en soutenant et en faisant croître l’économie océanique, dont dépendent tant de Canadiens de l’Est.


La baleine noire de l'Atlantique Nord fait face à deux menaces principales ─ les collisions avec les navires et l’empêtrement dans les engins de pêche.


Les mesures améliorées annoncées aujourd'hui s'ajoutent à une saison 2018 réussie, au cours de laquelle aucune baleine noire de l'Atlantique Nord n'est morte dans les eaux canadiennes.
Lors de l'élaboration de ces mesures améliorées, les représentants officiels du gouvernement du Canada ont rencontré des pêcheurs, des expéditeurs, des responsables autochtones, des organisations environnementales et d'autres intervenants pour nous assurer de tenir compte de façon appropriée des expériences de 2018 et de bien nous efforcer à assurer l'intégrité des initiatives de protection des baleines, tout en demeurant aussi sensibles que possible aux importants intérêts économiques.


De plus, cinq baleineaux ont récemment été repérés dans les eaux américaines ─ un signe encourageant pour cette espèce en voie de disparition


Pour réduire la probabilité de collisions avec les navires, le gouvernement compte :
Réintroduire une restriction de vitesse obligatoire pour les navires de 20 mètres ou plus jusqu'à un maximum de 10 nœuds lorsqu'ils se déplacent dans l'ouest du golfe du Saint-Laurent, et ce, à compter du 28 avril.


Continuer de permettre aux navires de se déplacer à des vitesses opérationnelles sécuritaires dans certaines parties de deux voies de navigation au nord et au sud de l'île d'Anticosti lorsqu'aucune baleine noire de l'Atlantique Nord n'est observée dans la région.


Ajuster les zones où la restriction de vitesse obligatoire s'applique pour tenir compte des observations de baleines noires de l'Atlantique Nord afin de minimiser les répercussions sur l'industrie des croisières et sur le réapprovisionnement des collectivités.


Pour s'attaquer au problème de l’empêtrement dans les engins de pêche, le gouvernement compte:
Ajuster la zone fermée à la pêche au crabe des neiges, à la pêche au homard et à toutes les autres pêches à engins fixes non exploitées pour la saison, afin de cerner la zone où 90 % des baleines noires de l'Atlantique Nord ont été observées l'an dernier durant la haute saison de pêche. Cette zone plus petite a un peu moins la moitié de la taille qu’elle avait en 2018 et est plus étendue du nord au sud par rapport à 2018.


Maintenir la zone de protection globale au même niveau en ce qui a trait à la zone de fermeture combinée saisonnière et à la zone où des fermetures temporaires de 15 jours peuvent se produire pour la pêche au crabe des neiges, au homard et toutes les autres pêches à engins fixes non tendus après l'observation d'une ou plusieurs baleines noires.


Ajuster le protocole pour les fermetures temporaires afin d'inclure des dispositions pour l'observation des baleines noires dans les eaux peu profondes de moins de 20 brasses (environ 36,5 mètres de profondeur). Une fermeture de 15 jours ne sera déclenchée dans les eaux de moins de 20 brasses que si une ou plusieurs baleines noires sont repérées dans les eaux peu profondes.


Comme nous l'avons mentionné, ces mesures améliorées n'ont pas été élaborées uniquement par le gouvernement du Canada. Les consultations avec les pêcheurs, les collectivités, les dirigeants autochtones et l'industrie ont été exhaustives. Cela comprend ce qui a été partagé au cours des derniers mois lors de réunions régionales au Québec et au Canada atlantique et d'une table ronde pan-atlantique à Dartmouth avec des partenaires en octobre 2018, ainsi que les nouveaux avis scientifiques découlant du processus du SCCS en novembre.


Comme l'an dernier, le gouvernement continuera de surveiller les baleines noires de l'Atlantique Nord et de travailler avec les pêcheurs pour réduire au minimum la quantité de cordes dans l'eau, de cordes à chenilles et de bouées, et pour améliorer le signalement des engins perdus.


En 2018, des aéronefs sous le contrôle du gouvernement canadien, ont effectué plus de 2 075 heures de vol pour étudier ces baleines en voie de disparition et pour faire respecter la fermeture des pêches. Ceci s'ajoute à la surveillance effectuée par nos partenaires américains. Par conséquent, le gouvernement dispose d'une année supplémentaire de données scientifiques qui nous ont permis d'approfondir nos connaissances sur la baleine noire de l'Atlantique Nord. De nombreux partenariats ont également été établis avec des organismes environnementaux, des collectivités, des universités, des scientifiques et des pêcheurs, et nous remercions tous nos partenaires pour leur travail acharné et leur collaboration.


Enfin, nous continuons d'appuyer les essais par l'industrie de technologies et de méthodes de pêche novatrices visant à prévenir et à atténuer les situations d'empêtrement des baleines. Pêches et Océans Canada sera l'hôte d'un sommet sur l'innovation dans le domaine des engins de pêche plus tard cette année, qui portera sur les solutions technologiques visant à réduire les risques pour les baleines ainsi que sur les solutions visant à réduire ou à éliminer les engins fantômes. Un engin fantôme désigne tout équipement de pêche ou tout détritus lié à la pêche qui a été abandonné, perdu ou jeté d'une autre manière, et qui est l'un des débris les plus dangereux et les plus mortels que l'on trouve dans les océans.
Ces mesures complètent les efforts actuels de rétablissement déployés en vertu de la Loi sur les espèces en péril, qui comprennent la Stratégie et le Plan d’action pour le rétablissement de la baleine noire de l’Atlantique Nord, ainsi que les obligations imposées par le Règlement sur les mammifères marins.


Le gouvernement est convaincu que ces mesures améliorées renforceront la protection des baleines noires de l'Atlantique Nord, et nous sommes déterminés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer la survie de l'espèce et le rétablissement de cette population en voie de disparition.